22 janvier 2026
Temps de lecture : 3 min
Ma participation s’est faite via ma société, indépendamment de mon école. J’ai créé mon entreprise il y a un peu plus de sept mois, autour du traitement d’images par intelligence artificielle. Au fil de rendez-vous professionnels, j’ai rencontré la communauté d’agglomération Paris-Est Marne & Bois, qui m’a proposé de candidater à un appel à projets visant à sélectionner des start-up du territoire pour se rendre au CES. J’ai passé les différentes étapes de sélection jusqu’à être retenu. Ensuite, mon école a pris en charge le financement du déplacement.
Nous étions six entreprises issues du territoire Paris-Est Marne & Bois. Une fois sur place, l’ensemble des délégations françaises représentait environ 150 entreprises. C’est assez impressionnant quand on arrive sur un salon de cette ampleur.
La taille du salon, sans hésiter. On parle d’environ 350 000 m² d’exposition. J’étais installé à Eureka Park, la zone dédiée aux start-up, qui regroupe à elle seule environ 1 200 jeunes entreprises du monde entier. La veille de l’ouverture, on vérifie les stands, les visuels, les derniers détails. Et le lendemain, à l’ouverture, une véritable marée humaine envahit les allées. C’est très impressionnant !
J’étais seul sur mon stand pendant toute la durée du salon. Une partie de mon temps était consacrée à des rendez-vous programmés en amont, avec des entreprises qui m’avaient contacté avant le CES. Le reste du temps, je recevais des visiteurs de passage, des curieux, des professionnels intéressés. Et ponctuellement, je laissais le stand avec un mot pour aller à la rencontre d’autres exposants.
Non, j’ai fait ce choix volontairement. Sur le CES, beaucoup d’événements annexes sont payants. Certaines conférences sont facturées plusieurs centaines de dollars, tout comme des services basiques comme le Wi-Fi.
J’ai préféré concentrer mon énergie et mon budget sur les échanges humains et les rencontres directes sur le stand, même si la prise de parole aurait pu apporter un surcroît de visibilité.
Sur les quatre jours, j’ai réalisé une dizaine de rendez-vous qualifiés et rencontré au total une centaine de personnes réellement intéressées par mes technologies. Le bilan est très positif. Mon objectif était de positionner ma solution sur un marché international, de comprendre où je me situais par rapport à la concurrence et d’identifier des cas d’application concrets. Sur ces trois points, le CES a clairement joué son rôle.
Il m’a confirmé que ma proposition de valeur était bien alignée, voire légèrement en avance. Beaucoup d’entreprises travaillent aujourd’hui sur l’intelligence artificielle dite “classique”, avec des réseaux de neurones dédiés à la détection ou à la classification. Avec Horama, j’ai fait le choix de me concentrer sur l’IA générative, capable de comprendre le contexte global d’une image et pas seulement un objet isolé. Ces technologies sont encore peu matures et demandent beaucoup de recherche, ce qui explique aussi que le marché ait parfois du mal à se projeter sur leur fiabilité.
Oui, clairement. À condition de bien préparer sa présence, ce type de salon peut agir comme un accélérateur, à la fois en termes de visibilité et de crédibilité. Je me vois tout à fait renouveler l’expérience sur des événements comparables, y compris en France. Ce sont de vraies opportunités à saisir.
Cela s’est fait en lien avec le service communication du groupe Omnes auquel appartient mon école. Fin décembre, je les ai sollicités pour leur proposer de communiquer autour de ma participation au CES. L’idée était de maîtriser au mieux le calendrier et les prises de parole, afin d’optimiser l’impact des retombées médiatiques.
Las Vegas est à l’image du CES : tout y est démesuré. Les bâtiments, les lumières, l’énergie permanente. Pour quelqu’un qui découvre à la fois les États-Unis et la ville, c’est marquant. C’est très différent de la France, et même de Paris. Cela participe aussi à l’expérience globale du déplacement.
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