5 février 2026
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Qui n’a pas déjà imaginé son PDG chaussé de lunettes aviateur, pour soigner son entrée et capter l’attention dès les premières secondes ? On connaît l’importance de soigner son entrée en scène, de la première image et de la première phrase. Dans le même registre, difficile d’avoir oublié Barack Obama clôturant un discours d’un “mic drop” devenu culte, abondamment copié et rarement égalé.
Du World Economic Forum 2026 de Davos, on retiendra aussi une scène passée sous les radars, mais tout autant signifiante. Celle de Christine Lagarde quittant, avec d’autres convives, le dîner VIP organisé par le PDG de BlackRock et co-président du forum, en réaction aux propos dénigrants du secrétaire américain au Commerce. Un dîner écourté avant le dessert, du jamais vu lors d’un événement habituellement policé et consensuel. Désormais, les protestations ne se font plus entendre seulement à l’extérieur du forum international, comme c’est traditionnellement le cas, mais aussi en son sein.
Par ce départ, la présidente de la Banque centrale européenne a exprimé un désaccord clair face à une Amérique légitimement perçue comme donneuse de leçons et prédatrice. Ce regain d’impérialisme, nourri d’imprévisibilité, commence à être identifié par l’Europe comme un angle mort stratégique. En creux, se dessine l’ambition d’un continent qui cherche à s’ériger en zone de stabilité, fondée sur des valeurs et un état d’esprit (presque) communs, tout comme sur un attachement revendiqué à la paix.
Reste à transformer cette posture en colonne vertébrale. On peut encaisser sans tendre l’autre joue, regarder l’autre droit dans les yeux et résister. Et pas besoin de lunettes aviateur pour cela.
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