12 mars 2026
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Pas toujours. L’attractivité, c’est créer du flux. Or le flux peut perturber la vie quotidienne des habitants. Beaucoup d’élus sont donc dans une forme d’ambivalence. D’un côté, ils savent que ces flux sont indispensables à l’économie locale. De l’autre, ils doivent répondre aux attentes de leurs concitoyens qui veulent les avantages sans toujours accepter les contraintes.
Pour certaines villes, notamment touristiques ou thermales, l’événementiel est pourtant une nécessité économique. Je suis maire d’une commune qui passe de 18 000 à 180 000 habitants en saison. Ce flux fait vivre l’économie locale. Il finance aussi des équipements et des services dont bénéficient en premier lieu les habitants.
Il faut davantage d’hybridation locale. On parle beaucoup d’hybridation dans les formats événementiels, mais elle doit aussi exister entre les équipements et la population. Un palais des congrès ou un parc des expositions ne doit pas être perçu comme un lieu réservé aux professionnels.
Ces structures accueillent souvent des activités culturelles. Et l’activité MICE permet parfois de financer cette programmation. Il faut donc inciter les habitants à franchir le seuil. C’est aussi une question d’appropriation. Ces équipements sont des moteurs économiques majeurs. En moyenne nationale, près de la moitié du remplissage hôtelier provient de l’événementiel. Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité.
Oui. Un grand nombre de structures ont 30 ou 40 ans et doivent se moderniser. C’est un enjeu stratégique pour rester compétitif. Avec France Congrès Événements, nous avons conclu un accord avec la Banque des Territoires pour accompagner financièrement les projets de rénovation et de transformation.
Il ne s’agit pas seulement de travaux bâtimentaires. Il est question d’adapter les équipements aux nouvelles exigences des clients, notamment en matière de responsabilité environnementale.
Absolument. Aujourd’hui, la décision ne relève plus uniquement du directeur de la communication ou de l’événementiel. Les directions achats, les responsables RSE, les dirigeants eux-mêmes regardent l’empreinte carbone et les engagements durables des destinations.
Après la crise sanitaire, le distanciel n’a pas tué l’événementiel. Mais il oblige le secteur à se réactualiser. Et cette actualisation passe par la durabilité. Si une destination n’est pas au rendez-vous sur ces critères, elle risque de perdre en compétitivité face à une offre nationale et internationale très dense.
Nous avons d’ailleurs lancé le label « Destinations Innovantes Durables » pour encourager cette transformation. L’objectif est clair. Faire évoluer l’ensemble des structures vers des standards élevés en matière d’innovation et de responsabilité environnementale.
Après les élections municipales, nous allons engager un tour de France, afin de dresser un état des lieux précis des équipements. L’idée est d’identifier les priorités et d’accompagner les territoires dans leur transformation.
La rénovation doit être pensée comme un projet global. Modernisation des infrastructures, amélioration énergétique, adaptation aux nouvelles attentes des organisateurs. C’est à cette condition que la France pourra rester dans le haut du classement mondial des destinations événementielles.
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