19 mars 2026
Temps de lecture : 1 min
Oui, mais de manière ponctuelle. Dans mes missions de rédaction, il m’arrive d’utiliser l’IA pour rédiger un pitch ou structurer un texte, mais cela reste marginal. Sur tout ce qui touche au coaching ou à la prise de parole, je n’y recours pas. En la matière, rien ne remplace l’échange humain.
Pas vraiment. Concernant l’écriture, je vais plus vite en partant d’une page blanche qu’en promptant. En revanche, quand je veux un style particulier ou une accroche, l’outil est très pertinent. Le résultat est souvent bon, parfois meilleur que ce que j’aurais produit seule. Mais c’est aussi un nivellement par le bas car cela atrophie la réflexion. L’IA nous pousse à aller au plus simple, or c’est justement l’effort intellectuel qui nourrit la créativité.
Oui, clairement. Toute la chaîne est impactée : les annonceurs se demandent s’ils ont encore besoin d’une agence, les agences se demandent si elles doivent faire appel à un rédacteur, etc. Mais au fond, ce qu’on attend d’un professionnel, c’est sa capacité critique. L’IA produit, mais elle ne juge pas. Il faut apprendre à l’utiliser sans perdre son esprit d’analyse.
Le changement fait peur, mais il est inévitable. Comme pour Internet à son époque, il y aura ceux qui regardent le train passer et ceux qui montent dedans. Avec la FDLE Académie, nous formons les freelances à ces nouveaux outils. On y travaille les compétences techniques, humaines et les grands sujets d’actualité, notamment la RSE et l’IA.
Toujours. L’IA est un progrès, à condition de savoir la maîtriser. Elle ne remplacera jamais la notion de collectif, ni l’émotion du présentiel. L’événement reste un média unique, fondé sur la rencontre, le regard, le lien. L’IA peut nous augmenter, pas nous remplacer.
Une interview publiée dans le Trend Book Meeting + Event 2026 à retrouver en format digital : https://www.meet-in.fr/revue/trend-book-2026-nouveaux-usages-nouveaux-formats-nouveaux-defis/
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