30 avril 2026
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La faiblesse et le manque de modularité des capacités réceptives de la Maison-Blanche semblent largement établis, et l’utilisation de structures éphémères devenue la norme en cas de très grandes réceptions. On ne peut donc reprocher au président de vouloir adapter l’offre aux besoins, et la récente tentative d’attentat au Hilton de Washington donne encore de l’eau à son moulin sur la question sécuritaire. Sur le fond, l’argument tient.
Quant à la symbolique du projet, comment reprocher à Donald Trump de se doter d’un outil de soft power digne de la première puissance mondiale et de son leader, quand chez nous, on érigeait le château de Versailles pour impressionner toutes les têtes couronnées occidentales ? C’était il y a quatre siècles me direz-vous, mais les codes ont peu changé en matière d’affirmation d’un pouvoir fort. Et, aujourd’hui encore, Versailles est l’un des sites événementiels les plus puissants au monde, fer de lance de l’attractivité française pour les sommets et autres réceptions diplomatiques.
Donald Trump veut son Arc de Triomphe. Il aura son Arc de Trump comme on le surnomme déjà outre-Atlantique. Un édifice de 250 pieds pour célébrer les 250 ans du pays. Make sense pour un projet à sa mesure. Comment s’étonner de voir un président-bâtisseur faire ériger des monuments à sa gloire, alors que le promoteur immobilier construit depuis des décennies des tours ou des hôtels à son nom ? La cohérence, au moins, est totale.
Disposer d’un lieu d’exception, souverain et scénographié, reste l’un des leviers les plus efficaces de la diplomatie contemporaine. Washington le sait, Paris le sait, tout comme Moscou, Pékin ou encore Londres. Au fond, la ballroom de Trump comme son arc de triomphe ne sont que le symptôme d’un pouvoir qui a aussi besoin de lieux pour exister, convaincre et marquer les esprits.
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