10 septembre 2026

Temps de lecture : 1 min

Influenceurs, trois petits tours et puis s’en vont…

Z Event, c’est fini. Le marathon caritatif créé il y a dix ans par ZeratoR et Dach a tiré sa révérence en beauté avec une dernière édition qui a permis de collecter près de 33 millions d’euros au profit de 22 associations. Un record pour un événement devenu, au fil des ans, un véritable phénomène.

En juin dernier, c’était Squeezie qui annonçait la fin de GP Explorer après seulement trois éditions. Là encore, pas vraiment faute de public. La dernière course, baptisée « The Last Race », a confirmé la capacité du créateur à déplacer les foules autant qu’à réunir des millions de personnes derrière leurs écrans.

Alors pourquoi arrêter des événements dont le succès ferait rêver plus d’un organisateur ?

Peut-être faut-il simplement cesser de regarder ces créateurs comme de futurs organisateurs d’événements. Pour eux, le live est un média parmi d’autres. Un terrain de jeu supplémentaire, au même titre que YouTube, Twitch, Instagram, le podcast, le cinéma ou l’édition. Ils peuvent s’en emparer avec une puissance impressionnante sans chercher pour autant à transformer chaque succès en rendez-vous annuel ou en franchise.

Léna Situations en offre un autre exemple. Elle a rempli l’Accor Arena pour fêter les dix ans et la fin de ses « Vlogs d’août ». Est-ce à dire qu’elle partira demain en tournée dans tous les Zéniths de France ? S’ils sont si désirables, c’est aussi parce que ces événements sont rares, parfois uniques, et que leur disparition peut même faire partie de leur histoire.

Voilà qui mérite de tempérer quelques enthousiasmes dans notre secteur. Oui, les créateurs investissent de plus en plus le physique. Oui, ils savent mobiliser des communautés dont beaucoup de marques et d’organisateurs rêveraient. Oui encore, ils ouvrent de nouveaux terrains de collaboration aux agences, lieux, producteurs et prestataires.

Mais attention au miroir aux alouettes. Leur arrivée dans le live ne constitue pas nécessairement la nouvelle manne que certains voudraient y voir. L’événementiel traditionnel cherche à installer des rendez-vous, à les faire grandir et à les reproduire. Les créateurs n’ont pas forcément les mêmes raisons de le faire.

Et pendant que certains tirent leur révérence, d’autres inventent déjà de nouveaux formats. Le créateur de contenus Clément Deffrenne, alias Clem qui court, vient ainsi d’officialiser sur Twitch le lancement des « 25 heures qui courent ».

Trois petits tours et puis s’en vont ? Plutôt trois petits tours, puis ailleurs. Car pour un créateur, être là où on ne l’attend pas fait aussi partie du jeu.

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