12 février 2026

Temps de lecture : 1 min

Cérémonies olympiques : un cahier des charges, mais aussi une vibe et une vision

Quoi que l’on ait pensé de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, elle aura rempli sa mission première. Rassembler, projeter une image, donner le ton. Harmonie, puissance fédératrice du sport, fierté culturelle, bienveillance. Les grands marqueurs étaient là, dans une mise en scène pensée pour parler au plus grand nombre.

© Bruno Fraioli

Une cérémonie olympique n’est jamais un terrain d’expression totalement libre car les figures imposées y sont nombreuses. Elle doit répondre à un cahier des charges extrêmement précis fixé par le Comité international olympique, au rythme des séquences protocolaires, défilés des athlètes, levées des drapeaux, discours, arrivée de la flamme, etc. Le volet artistique, lui, relève du pays hôte, avec une marge de manœuvre réelle, mais encadrée et garante notamment d’une neutralité politique et du respect des valeurs olympiques.

À partir de ces contraintes, certains choix deviennent des ruptures. Ce fut le cas lors des JO d’Albertville en 1992, lorsque Philippe Découflé tourne le dos à la démonstration de puissance traditionnelle des défilés pour injecter fantaisie, poésie et décalage. Les JO de Paris 2024 et sa flamboyante cérémonie hors stade imaginée par Thierry Reboul, resteront quant à eux, et pour longtemps, dans les annales. Dans ces cas-là, la cérémonie devient un manifeste.

Pour l’olympiade de Milan-Cortina, Marco Balich a choisi une autre voie, avec un spectacle consensuel, élégant, parfois pétillant, sobre et surtout conçu pour rassembler plutôt que surprendre, pour rassurer plutôt que bousculer. C’est un parti pris assumé et certes moins risqué, mais un choix comme un autre.

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