26 mars 2026
Temps de lecture : 2 min
Depuis la démolition du centre de congrès-exposition Acropolis, en 2023, la cité niçoise fonctionne avec une infrastructure provisoire portée par GL events, en attendant un équipement plus vaste et pérenne dont l’avenir dépend désormais des arbitrages politiques. Meet In soulignait déjà que cette situation créait une incertitude pour l’accueil de grands congrès internationaux et fragilisait sa compétitivité face à Cannes, Marseille ou Monaco.
Baptisée OcéaNice, cette infrastructure temporaire réalisée par GL events constitue aujourd’hui le cœur de l’offre congrès niçoise. Le dispositif modulaire déployé sur le port comprend quelque 7 000 m² d’espaces événementiels avec une halle principale sans poteaux proposant l’accueil de plénières et d’expositions, complétée par des salles de réunion et des espaces de réception.
La configuration du site permet notamment d’accueillir jusqu’à environ 2 500 participants en format plénière dans la Halle Nicéa, complétée des Salles Lympia (1 200 m2 sur 2 niveaux), un toit terrasse de 1 400 m2, une esplanade de 600 m2 ou encore le Quai Infernet et ses 2 300 m2 d’espaces complémentaires. Conçue pour répondre à l’urgence après la démolition d’Acropolis et notamment accueillir les délégations de l’UNOC3 en juin 2025, la structure a été pensée pour rester en place plusieurs années, notamment jusqu’à l’horizon des Jeux olympiques d’hiver 2030. Selon nos confrères de Sport Business Club, l‘arrivée du nouvel édile pourrait d’ailleurs rebattre les cartes du projet olympique sur Nice.
Le projet défendu par le maire sortant Christian Estrosi reposait sur une logique progressive. A savoir maintenir l’activité grâce au site OcéaNice, puis construire un vaste palais des congrès permanent dans la Plaine du Var.
Éric Ciotti a exprimé à plusieurs reprises ses réserves quant à cette approche, critiquant notamment la multiplication d’installations provisoires. Son élection pourrait entraîner une réévaluation du rôle de l’infrastructure GL events – qualifiée par le nouveau maire de hangar « Amazon » – et de sa durée d’exploitation.
« Nous construirons un Palais des Congrès multipôles en coeur de ville, capable d’accueillir de grands événements économiques, culturels et scientifiques. Moderne et modulable, il renforcera l’attractivité internationale de Nice et soutiendra le tourisme d’affaires toute l’année. Un équipement au service de l’économie locale et du rayonnement niçois » peut-on lire dans le programme d’Eric Ciotti.
Plusieurs évolutions sont donc possibles. Une accélération du projet de palais permanent. Une réduction de la phase transitoire. Ou au contraire une optimisation plus durable du site existant selon les arbitrages budgétaires.
L’enjeu dépasse la seule infrastructure. La durée d’exploitation du centre temporaire conditionne la capacité de Nice à accueillir de grands congrès internationaux dans les prochaines années.
Le site du port permet d’assurer une continuité mais reste limité en capacité et en modularité par rapport à un grand centre des congrès/exposition. Le calendrier du futur équipement permanent devient donc déterminant pour la compétitivité de la destination.
À court terme, l’élection d’Éric Ciotti ne modifie donc pas l’offre disponible. Le centre temporaire opéré par GL events reste l’unique infrastructure structurante. En revanche, la nouvelle gouvernance municipale devra rapidement préciser plusieurs points : le rôle du site du port, le calendrier du futur palais permanent ainsi que son budget de construction, la localisation définitive de l’équipement ou encore stratégie globale de relance du tourisme d’affaires.
Pour les organisateurs, notamment de congrès qui ont besoin de pouvoir se projeter plusieurs années à l’avance, ces décisions seront donc déterminantes et définiront la capacité de Nice à retrouver une place de premier plan sur le marché événementiel international.
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