21 mai 2026
Temps de lecture : 3 min
Le principal enseignement, c’est une progression moyenne de plus de 20 % du chiffre d’affaires signé par rapport au premier trimestre 2025. C’est une dynamique forte, portée par un volume d’opportunités commerciales important.
C’est plutôt surprenant au regard du contexte. On sent que le marché est là, qu’il y a du mouvement, que les projets rentrent.
Oui, clairement. On la percevait déjà à l’échelle de certaines agences, mais faire ce constat à l’échelle du secteur est assez marquant, d’autant que nous avons eu un panel de répondants représentatifs de l’ensemble du marché.
En revanche, cette bonne performance masque une réalité plus fragile. On manque de visibilité sur la suite de l’année, notamment sur le second semestre qui reste pour l’instant assez calme.
Il y a à la fois beaucoup d’appels d’offres et beaucoup d’opérations. Mais ce qui change, c’est la temporalité. On a aujourd’hui des projets à très court terme, mais aussi des consultations déjà positionnées sur 2027.
C’est assez inhabituel. Normalement, on commence à travailler l’année suivante plutôt à partir de mai ou juin. Là, certains appels d’offres pour l’an prochain sont arrivés dès mars. Or, il nous faut bien finir l’année 2026 avec un second semestre que l’on espère également dynamique.
Elle s’explique par deux choses. D’abord, un contexte incertain sur 2026 qui pousse certains annonceurs à projeter leurs budgets plus loin. Ensuite, un besoin de sécuriser des projets plus importants, en réservant en amont les lieux, les agences et les ressources.
C’est avant tout une concurrence entre agences. Il y a beaucoup de sollicitations, mais aussi parfois trop d’acteurs positionnés sur les mêmes projets.
Cependant, on observe un point positif. La part de dossiers confiés sans appel d’offres progresse d’environ 10 %, ce qui traduit une relation de confiance renforcée avec certains clients. Le travail de proximité et d’accompagnement conseils que propose nos agences s’avère donc payant.
On reste sur une répartition assez classique, avec à la fois de l’activation et du corporate. L’activation de marques fonctionne très bien. Certaines agences ont même réalisé des années record sur ce segment.
Côté corporate, le besoin d’engagement et de fidélisation des équipes reste très fort. Le télétravail a créé une distance avec la marque employeur, aussi les entreprises utilisent toujours les séminaires, conventions ou événements internes pour recréer du lien.
Sans surprise, le mois de juin s’annonce extrêmement chargé. Toutes les équipes sont mobilisées, les agendas sont pleins à craquer, et comme souvent, tout le monde veut les mêmes dates.
En revanche, la question reste ouverte pour la suite de l’année. On attend de voir si cette dynamique va se prolonger au second semestre.
Oui, très clairement. On est malheureusement dans une logique de “faire plus avec moins”. Les annonceurs attendent autant, voire plus, avec des budgets équivalents. Nous sommes véritablement sur le challenge de pouvoir assurer à la fois l’accompagnement conseils, la créativité et la stabilisation des prix.
Cela crée une vraie guerre des prix, avec un impact direct sur les marges. Les agences sont prises dans un effet de ciseau, entre des coûts qui restent élevés, notamment sur les talents, et des budgets qui sont de plus en plus contraints.
Le sujet reste en discussion. Il y a en effet des injonctions de réduction des dépenses, mais, malgré tout, les commandes continuent.
L’enjeu, c’est surtout une meilleure compréhension du rôle de l’événementiel dans les politiques publiques. Il y a encore des confusions sur ce que recouvre réellement notre métier.
Oui il y a un impact, mais de manière mesurée. Les volumes restent globalement stables, mais ce sont les destinations qui évoluent.
On observe logiquement un recentrage sur l’Europe, avec des pays comme le Portugal, l’Italie ou l’Espagne. Les longs courriers sont plus rares, notamment vers les États-Unis, destination par ailleurs devenue très coûteuse.
Enfin, certaines destinations du Moyen-Orient ont été abandonnées pour des raisons géopolitiques, mais globalement, l’activité tient.
Il y a plusieurs sujets structurants, notamment le déploiement de notre convention collective. La première thématique d’importance concerne l’évolution du cadre social, notamment autour du recours aux freelances et du développement du CDDU (contrat à durée déterminée d’usage) que nous impose l’Etat. C’est un gros sujet pour la filière, nous allons devoir modifier notre approche avec les freelances.
Nous travaillons aussi sur la structuration de la filière, le renforcement du nombre de nos adhérents et du maillage territorial, ainsi que notre coordination avec les autres organisations professionnelles, en France comme en Europe. De nombreux et beaux chantiers dont nous vous reparlons très prochainement !
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