21 mai 2026

Temps de lecture : 3 min

10 enseignements de l’Experience Design Report 2026 qui affinent la perception des events

Avec la montée des contenus générés par l’IA, les événements physiques trouvent une nouvelle valeur autour de l’authenticité, de la connexion humaine et des expériences partagées. C’est ce que révèle “The Experience Design Report 2026”, étude américaine consacrée aux nouvelles attentes autour des événements live.

A l’heure où l’IA générative produit des contenus à grande échelle et où les formats digitaux se banalisent, les événements physiques trouvent une nouvelle légitimité. C’est l’un des principaux enseignements de “The Experience Design Report 2026”, étude réalisée par Encore, groupe américain spécialisé dans la production événementielle, les technologies audiovisuelles et les services de scénographie, en partenariat avec Boldpush, société de conseil et de recherche fondée par l’analyste événementiel Julius Solaris. Bien que très orienté marché nord-américain, le rapport met néanmoins en lumière des tendances désormais visibles bien au-delà des États-Unis. Décryptage en 10 points.

1. Le networking devient le principal KPI des événements

Le contenu ne disparaît pas, mais il n’est plus seul au centre du jeu. 49 % des répondants considèrent désormais les interactions entre participants comme le premier facteur de succès d’un événement, devant les contenus et speakers à 43 %.

2. Les organisateurs parlent beaucoup de connexion… sans toujours la programmer

C’est l’un des paradoxes majeurs du rapport. Alors que le networking est présenté comme prioritaire, seuls 8 % des organisateurs consacrent plus de la moitié de leur programmation à des formats structurés de connexion entre participants. À l’inverse, 16 % continuent de laisser le networking se faire “naturellement”.

3. La keynote n’est pas morte

Contrairement à certaines prophéties post-Covid, les grandes prises de parole restent un moteur d’attractivité. Près de la moitié des professionnels interrogés considèrent les keynotes comme un facteur secondaire d’inscription et seulement 2,7 % disent les avoir supprimés.

En revanche, leur forme évolue rapidement vers des interventions plus courtes, plus conversationnelles et davantage interactives.

4. Les formats participatifs dominent désormais la satisfaction

Les petits groupes et les ateliers prennent l’avantage sur les formats descendants. Les tables rondes en petit comité arrivent en tête des formats générant le plus de satisfaction, devant les workshops pratiques et les panels.

Le rapport nuance toutefois cette évolution pour les très grands événements. Au-delà de 10 000 participants, les panels redeviennent les formats les plus efficaces.

5. Les micro-events deviennent de vrais leviers d’inscription

Dîners privés, expériences exclusives, formats curatoriaux ou side events ne sont plus de simples “bonus”. Parmi les organisateurs qui proposent des micro-events, 76 % observent un impact positif sur les inscriptions.

Le phénomène est particulièrement fort lors de grands événements de plus de 5 000 participants.

6. Le bien-être reste moins stratégique qu’annoncé

Alors que les expériences wellness occupent une place croissante dans les discours marketing, elles arrivent en dernière position des side experiences les plus demandées par les participants.

Les formats sociaux, festifs et de divertissement restent largement dominants.

7. L’IA renforcerait paradoxalement la valeur du présentiel

C’est sans doute le signal le plus intéressant du rapport. 35 % des répondants estiment que l’essor des contenus générés par IA modifie les attentes des participants vis-à-vis des événements physiques.

Les participants rechercheraient davantage d’authenticité, de spontanéité et de moments non scénarisés, autrement dit précisément ce que les contenus automatisés peinent encore à reproduire.

8. Les event apps restent plus efficaces que les outils IA

Malgré l’emballement autour du matchmaking intelligent, les applications événementielles classiques restent les technologies jugées les plus efficaces pour favoriser la connexion entre participants.

Le marché du networking IA semble encore en phase de preuve plutôt qu’en phase de maturité.

9. Les lieux atypiques restent sous-exploités

78 % des répondants considèrent le choix du lieu comme “très important” ou “critique” dans l’expérience événementielle. Pourtant, seuls 5 % recherchent prioritairement des lieux non conventionnels.

Le coût, les contraintes techniques et la logistique restent les principaux freins à cette diversification.

10. La confiance naît d’abord des interactions humaines

Le rapport démontre enfin que la confiance générée par un événement repose beaucoup plus sur les échanges humains que sur la sophistication de la production. Les conversations en face-à-face arrivent très largement en tête des éléments créant de la confiance à 72 %, devant les expériences partagées entre pairs à 62 %.

À l’inverse, la qualité de production du lieu n’arrive qu’en sixième position avec 25 %. Un rappel intéressant à l’heure où la course à l’immersion technologique occupe une place croissante dans l’industrie.

Pour en savoir plus : The Experience Design Report 2026

En résumé

Les chiffres clés du rapport

  • 447 professionnels interrogés en février 2026
  • 49 % considèrent le networking comme le premier facteur de succès
  • 8 % seulement consacrent plus de la moitié de leur programmation à la connexion entre participants
  • 76 % observent un impact positif des micro-events sur les inscriptions
  • 35 % estiment que l’IA renforce la valeur du présentiel
  • 72 % jugent les échanges face-à-face essentiels à la confiance
  • 2,5 % seulement proposent des parcours individualisés alimentés par l’IA
  • 5 % recherchent prioritairement des lieux atypiques

 

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