28 mai 2026
Temps de lecture : 3 min
Archy et Pawa Energy lancent une offre conjointe pour réduire l’empreinte carbone des événements en s’attaquant à deux postes majeurs d’émissions. Une approche opérationnelle qui vise à faciliter le passage à l’action pour les organisateurs.
Une rencontre lors d’un événement entre les fondatrices de deux startups, suivie d’échanges sur LinkedIn et, en quelques mois, l’idée se structure. Archy et Pawa Energy travaillent ainsi ensemble entre février et mai pour concevoir “Impact Durable”, une offre pensée pour simplifier l’accès à des solutions de décarbonation concrètes, dans un marché où les initiatives restent souvent dispersées.
La mobilité des participants et l’énergie sur site concentrent une part majeure des émissions d’un événement, ce qui oriente naturellement la proposition des deux startups. Selon leur communiqué, 79 % de l’impact carbone est lié au transport et à la logistique, et les déplacements représentent à eux seuls environ 60 % des émissions, voire parfois plus qu’en l’aérien s’invite dans l’équation.
Archy propose donc une plateforme d’orchestration des déplacements qui favorise le covoiturage, le train ou encore les mobilités douces. L’algorithme intelligent Archy peut ainsi permettre jusqu’à 70 % de CO₂ évités.
En parallèle, Pawa Energy intervient sur l’énergie utilisée sur site, en proposant une alternative aux groupes électrogènes thermiques. « On ne décarbonera pas l’événementiel sans sortir des groupes électrogènes », souligne Jessica Mercuriali, présidente de Pawa Energy.
L’énergie sur site reste un sujet moins visible que la mobilité, mais elle constitue un point de friction récurrent pour les organisateurs, notamment dès que les événements sortent des lieux équipés. « Quand on ne peut pas se connecter au réseau, le réflexe est de faire appel aux groupes électrogènes, or ce réflexe doit disparaitre », explique Jessica Mercuriali. Une situation fréquente dans les événements en extérieur, en zones naturelles ou sur des sites temporaires, mais aussi dans des configurations urbaines complexes.
C’est pourquoi Pawa Energy développe des batteries mobiles destinées à remplacer ces équipements thermiques. Leur particularité tient à leur capacité et à leur positionnement. L’entreprise propose notamment un format “palette” d’environ une tonne, capable d’alimenter des usages variés.
Ces batteries peuvent, selon les cas, faire fonctionner plusieurs food trucks pendant une journée complète, alimenter une ligne de départ de course avec son et écrans, ou encore accompagner des tournages audiovisuels.
Le choix technologique quant à lui repose sur des batteries lithium fer phosphate (LFP), sans cobalt ni nickel, avec une attention portée aux enjeux environnementaux au-delà des seules émissions carbone. « Nous utilisons du fer et du phosphate qui ne sont pas extraits dans les mêmes conditions que le nickel ou le cobalt », souligne-t-elle.
L’intérêt de ces solutions ne se limite pas à la réduction des émissions. Les groupes électrogènes imposent des contraintes bien connues des équipes terrain, entre bruit, odeurs, logistique carburant et sécurité. « Personne n’a envie de gérer les groupes électrogènes […] on tire des mètres de câbles pour les mettre loin des participants », décrit Jessica Mercuriali.
Les batteries permettent de s’affranchir en partie de ces contraintes, avec un fonctionnement silencieux, sans émission directe et sans carburant. Elles offrent également une meilleure flexibilité dans certains usages, notamment grâce à leur capacité à absorber des pics de puissance, là où un groupe électrogène peut s’arrêter en cas de surcharge.
Le modèle économique repose sur la location, afin de limiter les investissements pour les organisateurs. « On fait tout pour qu’il n’y ait pas ce fameux green premium », précise la fondatrice, en indiquant que le coût peut être comparable, voire inférieur, à celui d’un groupe électrogène une fois le carburant pris en compte.
Les deux solutions sont proposées conjointement dans le cadre d’“Impact Durable”, avec un tarif préférentiel lorsque mobilité et énergie sont traitées ensemble. L’objectif est de faciliter le passage à l’action pour des organisateurs souvent confrontés à une multitude d’options. « Il y a plein de façons différentes de prendre le sujet […] mais l’idée c’est vraiment de réduire concrètement l’empreinte carbone », résume Jessica Mercuriali.
L’offre inclut également la production de données d’impact, permettant d’objectiver les gains réalisés et de répondre aux exigences croissantes en matière de reporting.
Lancée le 18 mai, l’offre est disponible jusqu’à fin 2026. Cette première phase doit permettre de mesurer l’appétence du marché et d’identifier les typologies d’événements les plus réceptives. « On espère voir rapidement à qui parle nos solutions et faire un bilan en fin d’année », indique Jessica Mercuriali.
Pour ces deux jeunes entreprises, l’enjeu dépasse la seule performance environnementale. Il s’agit aussi de s’inscrire durablement dans un écosystème événementiel où la multiplicité des prestataires rend l’accès au marché plus complexe, en particulier pour les nouveaux entrants.
Pour suivre le webinaire de présentation sur LinkedIn : https://lnkd.in/ej39vRw8
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