3 septembre 2026

Temps de lecture : 3 min

Agences événementielles : l’activité progresse et le moral remonte, malgré une visibilité toujours plus courte

Le deuxième baromètre économique de LÉVÉNEMENT confirme la bonne tenue de l’activité des agences au deuxième trimestre 2026. Le chiffre d’affaires signé progresse pour une majorité d’entre elles et le moral des dirigeants remonte. Mais près d’une agence sur deux ne voit toujours pas au-delà de trois mois.

Après un premier trimestre marqué par une croissance de l’activité qui ne suffisait pas à dissiper les inquiétudes sur les marges et le manque de visibilité, la deuxième vague du baromètre économique de LÉVÉNEMENT, réalisée avec Marketing Insight auprès des dirigeants et décideurs des agences membres de l’association, dessine un paysage qui se veut rassurant. L’activité ne ralentit pas et la confiance revient, sans pour autant résoudre l’une des principales fragilités du marché, celle d’un horizon commercial toujours extrêmement court.

Près de six agences sur dix voient leur chiffre d’affaires progresser

Premier indicateur encourageant, 58 % des agences interrogées déclarent une progression de leur chiffre d’affaires signé par rapport au deuxième trimestre 2025. Pour ces agences, la hausse moyenne atteint 20 %. Dans le détail, 48 % enregistrent une progression comprise entre 5 et 50 %, tandis que 10 % dépassent les 50 %. À l’autre bout du spectre, 31 % des agences déclarent toutefois un chiffre d’affaires en baisse et 10 % une activité stable.

Ces résultats confirment donc un marché actif mais loin d’être homogène. C’est d’ailleurs l’un des enseignements mis en avant par LÉVÉNEMENT, qui décrit désormais un marché « plus sélectif et plus exigeant ». Autrement dit, la croissance globale ne profite pas de la même manière à toutes les agences.

Autre signal de reprise commerciale, 41 % des répondants constatent une augmentation du nombre de compétitions par rapport au premier trimestre. Les reports et annulations diminuent également. Mais davantage de consultations ne signifie pas mécaniquement davantage de chiffre d’affaires. Le baromètre souligne au contraire l’importance de la capacité des agences à sélectionner les opportunités et surtout à les transformer.

Le retour du business direct

Peut-être plus significative encore, la progression des projets conclus sans compétition. Leur nombre augmente de 12 % par rapport à la même période de 2025. Un indicateur intéressant dans un marché où le poids et le coût des appels d’offres constituent depuis longtemps un sujet pour les agences.

LÉVÉNEMENT y voit notamment l’effet d’une fidélisation accrue des clients et un facteur de stabilisation de l’activité. Le baromètre relève également que les agences développant leur business direct sont celles qui bénéficient de la meilleure visibilité.

Cette évolution ne signifie évidemment pas la disparition des compétitions, dont le nombre repart parallèlement à la hausse. Elle dessine plutôt un marché à deux vitesses, où la capacité à installer des relations durables avec les annonceurs devient un élément de sécurisation du portefeuille d’activité.

Toujours une agence sur deux avec moins de trois mois de visibilité

C’est le point qui tempère le plus nettement ces bons indicateurs. 48 % des agences interrogées déclarent ne disposer que d’un à trois mois de visibilité. Le problème observé au premier trimestre n’a donc pas disparu.

Selon le baromètre, les projets sont bien présents mais les décisions des clients interviennent plus tardivement. Les agences doivent ainsi gérer simultanément une activité soutenue et une capacité limitée à anticiper leurs prochains mois, avec les conséquences que cela peut avoir sur l’organisation et le dimensionnement des équipes.

Un changement apparaît néanmoins entre les deux vagues de l’étude. Les dirigeants semblent davantage s’accommoder de cette situation. Ils sont désormais 43 % à se déclarer optimistes, contre seulement 25 % au premier trimestre, soit une progression de 18 points.

Le moral des dirigeants se décorrèle ainsi progressivement de leur niveau de visibilité. LÉVÉNEMENT parle d’une « nouvelle normalité », dans laquelle fidélisation, transformation des opportunités et pilotage à court terme prennent une importance croissante.

Reste un élément que cette deuxième vague ne permet pas véritablement d’actualiser et qui figurait au cœur des inquiétudes du début d’année, celui des marges. La note de synthèse du deuxième trimestre ne fournit pas de nouvel indicateur sur leur évolution. Il serait donc prématuré de conclure que l’amélioration de l’activité et du moral des dirigeants s’est également traduite dans la rentabilité des agences. C’est probablement le point à surveiller dans les prochaines vagues du baromètre.

À retenir

Ce que disent les dirigeants d’agences :

58 % des agences déclarent une hausse de leur chiffre d’affaires signé par rapport au 2e trimestre 2025.

+20 % de hausse moyenne du chiffre d’affaires signé pour les agences en progression.

41 % des agences constatent une hausse du nombre de compétitions par rapport au 1er trimestre 2026.

+12 % de projets signés sans mise en compétition par rapport à la même période en 2025.

48 % des agences ne disposent que de 1 à 3 mois de visibilité sur leur activité.

43 % des dirigeants se déclarent optimistes, contre 25 % au premier trimestre, soit +18 points en trois mois.

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