8 octobre 2026

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S’adapter pour moins subir, investir pour pérenniser 

16 milliards d’euros. C’est le coût des canicules, des incendies et de la sécheresse de l’été 2026, selon la mission flash parlementaire présentée le 5 octobre. Un coût astronomique, très largement supporté par le monde agricole, mais pas neutre pour l’ensemble des filières économiques françaises.

Pour l’événementiel, un sondage réalisé par la Fédération France Événements (lire notre article ci-dessous) évoque d’ores et déjà 1 million d’euros de pertes de chiffres d’affaires pour ses membres, avec seuls 31 répondants à cette question. Le chiffrage des pertes reste donc à consolider, et il sera très probablement supérieur à ce que laisse voir cet échantillon.

Les professionnels ont compris l’urgence et beaucoup travaillent déjà à des solutions, mais elles auront un coût. De son côté, l’Union française des métiers de l’événement (Unimev) évalue à 1,7 milliard d’euros le montant des investissements nécessaires à la rénovation thermique des infrastructures d’accueil et à l’amélioration de la gestion énergétique. Là encore, la facture pourrait être plus lourde. 

En ces temps de disette budgétaire, où trouver les fonds nécessaires ? D’autant que le Fonds vert dédié à la transition écologique des territoires a été sacrément raboté, passant de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837 millions en 2026, le gouvernement promettant 1 milliard pour 2027, soit moins de la moitié de sa dotation d’il y a deux ans.

Les candidats à la prochaine élection présidentielle apporteront leur lot de mesures en faveur de la nécessaire adaptation à la crise climatique. Ne serait-ce pour ne pas voir à nouveau des milliards d’euros s’évaporer ou, pour le nouvel élu, devoir faire face sans réponses adéquates à une canicule précoce dès son début de mandat.

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