2 juillet 2026
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Un coup dur en pleine haute saison pour une filière des festivals déjà fragilisée par des baisses de subventions plus ou moins importantes selon les territoires. Sans compter les nombreuses associations qui s’appuient sur ces rendez-vous pour financer leurs activités et faire vivre le tissu social local.
Autre univers, autre pratique avec le défilé Louis Vuitton à la Cité Universitaire lors de la Paris Fashion Week qui subit un retentissant backlash avec son installation scénique et cette vague venant échauffer les esprits sur les réseaux sociaux. Et peu importe que cette scéno ait été pensée en ReUse pour limiter son impact. L’image demeure déconnectée du réel.
Si les festivaliers et les sportifs ont logiquement été les premiers à déplorer les annulations de ces derniers jours, ayons aussi une pensée pour celles et ceux qui travaillent dans l’ombre, sans mauvais jeu de mots. Les équipes de montage et de démontage ont dû intervenir dans des conditions souvent éprouvantes, tout comme les traiteurs, agents de sécurité, techniciens ou personnels d’accueil, confrontés eux aussi à des températures extrêmes. Pour eux, la chaleur n’est pas seulement un désagrément mais bel et bien un risque professionnel.
Cette nouvelle donne climatique oblige toute la filière à repenser son organisation. Les horaires, les équipements, les dispositifs de protection, les plans de secours, mais aussi les modèles économiques devront évoluer. Les assureurs en ont parfaitement conscience. Or, par nature, ces derniers sont réticents à couvrir des risques dont la fréquence augmente autant que le coût. Une question se pose alors. Demain, le risque climatique deviendra-t-il un critère de choix d’une destination, au même titre que sa capacité hôtelière, son accessibilité ou la qualité de ses infrastructures ?
L’événementiel a déjà démontré sa capacité d’adaptation face à des crises majeures, qu’elles soient sanitaires, sécuritaires ou économiques. Le défi climatique s’annonce d’une autre nature car il ne sera ni ponctuel ni exceptionnel. Malheureusement, il s’inscrira durablement dans le paysage. La capacité des destinations, des organisateurs et des prestataires à s’y adapter pourrait bien devenir un nouvel avantage concurrentiel. Car préserver la possibilité de se réunir, en toute sécurité et préservation du bien-être, ne relève plus seulement de l’organisation d’un événement. C’est aussi une condition pour continuer à faire vivre ce qui constitue l’une de ses premières raisons d’être, à savoir créer du lien.
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