28 mai 2026
Temps de lecture : 1 min
Paru il y a peu, le référentiel 2026 de l'Infobésité et de la Collaboration numérique confirme ce que beaucoup n’osent formuler. Nous passons trop de temps en réunion et nous nous réunissons de moins en moins efficacement.
Jugez plutôt. Entre 11 heures et 24 heures par semaine pour les managers et les dirigeants, une partie des emails envoyés pendant ces réunions, près de 4 invitations sur 10 demeurants sans réponse. Si le cadre existe, il ne produit pas forcément grand-chose d’efficace.
Mais avant de chercher des solutions, regardons les causes en face. La dégradation des réunions n’est pas seulement imputable à la saturation numérique ou à la visioconférence. Elle est d’abord organisationnelle avec trop de réunions convoquées par réflexe, des ordres du jour inexistants, une culture du « il faut qu’on se voit » qui n’a pas évolué avec les usages. En l’espèce, changer de lieu ne suffira pas si l’on ne traite pas d’abord ces causes-là.
C’est pourtant dans cet angle mort que s’engouffre souvent le débat. On diagnostique la perte d’attention collective, on prescrit le présentiel hors les murs, et l’on passe à autre chose. Bien entendu, séminaires et conventions ont leur utilité, réelle, pour créer du temps long, de la décision, de la mémoire commune. Mais s’ils servent uniquement à compenser les défaillances du quotidien, on traite le symptôme, pas la maladie.
La vraie question devrait être sommes-nous prêts à repenser la réunion elle-même, ses formats, sa culture et sa raison d’être ? Car les temps forts ne valent que si le reste suit.
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